Pourquoi avez-vous cr├®├® KijaniLand et quelles sont ses principales activit├®s ?
JÔÇÖai cr├®├® KijaniLand, pour avancer vers un objectif que je me suis fix├®, qui est de l├®gitimer une cause en laquelle je crois, celle de rendre saine et p├®renne lÔÇÖagriculture dans nos pays dÔÇÖAfrique.
Je reste convaincu, que la vision dÔÇÖun nouveau concept, bas├® sur des pratiques agricoles raisonn├®es, contribuera ├á assainir nos sols, ├á augmenter nos rendements agricoles, ├á aller vers lÔÇÖautosuffisance sur certaines de nos cultures, et enfin ├á am├®liorer le mode de vie et la long├®vit├® de nos populations.
Dans un second temps, cÔÇÖest aussi, pour accompagner la dynamique de la transition agro ├®cologique dans laquelle sÔÇÖest inscrit le Gouvernement du S├®n├®gal, ├á lÔÇÖinstar dÔÇÖautres pays dÔÇÖAfrique et du monde.
Chez KijaniLand, nous produisons localement des amendements organiques, nous les vulgarisons et les commercialisons, en sus dÔÇÖune gamme de solutions agricoles biologiques et raisonn├®es qui comprends, des engrais organiques liquides et solides, du terreau, des biostimulants, des engrais min├®raux, des correcteurs de carences etcÔǪ.
Nous d├®veloppons des cycles de formations sur diff├®rents th├¿mes : apprentissage aux nouvelles techniques agricoles allant avec les engrais de nouvelles g├®n├®rations, au recyclage des d├®chets m├®nagers et animaux, ainsi quÔÇÖaux techniques de cultures hydroponiques et de micro jardinageÔǪNous d├®veloppons des programmes maraichers en vitrine de production.
├ètre une femme dans ce secteur plut├┤t domin├® par les hommes est-il un plut├┤t un atout ou un d├®fi ?
Alors je dirai les deux
Un atout, parce que le pragmatisme et lÔÇÖefficacit├® qui caract├®risent la Femme en g├®n├®ral, nous facilitent lÔÇÖacc├¿s aux instruments de d├®veloppement de projets que nous entreprenons, de par cette confiance qui nous est port├®e.
Et de fait, cela devient un d├®fi, car nous nous devons dÔÇÖ├¬tre ├á la hauteur des toutes ces attentes !
Vous militez pour une agriculture respectueuse de lÔÇÖenvironnement, utilisant le moins dÔÇÖintrants chimiques. NÔÇÖest-ce pas un v┼ôu pieux quand on sait que le paysan africain est plut├┤t soucieux dÔÇÖaugmenter sa production agricole ?
La pratique, les essais et les r├®sultats obtenus jusque l├á, prouvent que mettre ├á profit le culte de lÔÇÖagriculture respectueuse de lÔÇÖenvironnement, au-del├á dÔÇÖassainir et de rendre p├®renne nos sols, augmente de mani├¿re consid├®rable les rendements agricoles. Nous pouvons confirmer quÔÇÖen terme de qualit├® et de rendement, le paysan africain peut ├¬tre confiant.
Existe-t-il au S├®n├®gal une prise de conscience pour lÔÇÖusage dÔÇÖintrants biologiques ? Y a-t-il des dispositifs de soutien ├á la promotion dÔÇÖinitiatives entrepreneuriales allant dans ce sens ?
La prise de conscience est r├®elle au S├®n├®gal et de mani├¿re plus accrue, depuis ces trois derni├¿res ann├®es. Les acteurs du monde agricole prennent de plus en plus conscience, quÔÇÖil est devenu primordial pour eux, de revaloriser leurs terres agricoles, sÔÇÖils veulent arriver ├á la souverainet├® alimentaire qui devient une n├®cessit├® fondamentale, depuis la crise sanitaire que nous avons v├®cue.
Il existe des dispositifs pour acc├®der ├á ce genre dÔÇÖinitiatives, port├®s par des bailleurs de fonds priv├®s ou par des institutions financi├¿res.
Il faut savoir aller les chercher avec des projets structur├®s et viables
Comment arrivez-vous ├á allier possibilit├® dÔÇÖaugmentation du rendement agricole, rentabilit├® et respect de lÔÇÖenvironnement ?
On les allie dans un premier temps, en mettant ├á profit des gammes de produits de qualit├®, test├®es et certifi├®es, ensuite en mettant en exergue, tous les atouts qui contribuent ├á lutter contre la d├®gradation de notre ├®cosyst├¿me.
Avez-vous nou├® des partenariats, si oui lesquels ?
Nous avons nou├® des partenariats avec des organisations paysannes locales selon les diff├®rentes sp├®culations agricoles que nous avons (maraichage, grandes cultures, horticulture et autresÔǪÔǪ..), qui permettent de valoriser et de vulgariser nos gammes de produits
Et sur un autre registre, avec un bailleur priv├®, sur un accompagnement sous forme de subventions en co-investissement, pour lÔÇÖam├®nagement de notre premi├¿re plateforme de production dÔÇÖamendement organique.
Comment vous projetez-vous dans les dix prochaines ann├®es ? Envisagez-vous dÔÇÖouvrir des filiales dans dÔÇÖautres pays africains ou dÔÇÖ├®tendre vos activit├®s ├á dÔÇÖautres secteurs ?
Nous nous projetons dans les dix prochaines ann├®es, en r├®volutionnaire et en accompagnateur de la cause de lÔÇÖagriculture saine et raisonn├®e.
Notre ambition est dÔÇÖ├¬tre pr├®sent ├á court terme, dans certains pays de la sous-r├®gion, en Afrique de lÔÇÖouest, sous le mod├¿le de la strat├®gie de d├®veloppement de notre premi├¿re filiale du S├®n├®gal.
Et j’invite les agriculteurs, bailleurs de fonds, ONG et pouvoirs publics ├á nous accompagner, et ├á nous rejoindre, car ce d├®fi est ├á relever, TOUS ensemble, pour que nos g├®n├®rations futures h├®ritent de terres exploitables !
Propos recueillis par A.C DIALLO – ┬® Magazine BUSINESS AFRICA
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