FACILITY MANAGEMENT. « Notre ambition est de nous positionner comme un acteur de référence » Abinan Sewa DEKI, Managing Director de GPFI – Côte d’Ivoire

FACILITY MANAGEMENT. « Notre ambition est de nous positionner comme un acteur de référence » Abinan Sewa DEKI, Managing Director de GPFI – Côte d’Ivoire

Comment vous est venue l’idée de créer GPFI Côte d’Ivoire et quelles sont ses principales activités ?

GPFI-CI est la filiale ivoirienne du groupe GPFI acteur de référence dans le Facility et le Property Management.
Nous avons une conviction forte : construire est important, mais exploiter intelligemment est décisif.
Il y a un décalage entre la qualité croissante des actifs immobiliers et la maturité des pratiques de gestion. Il faut introduire des standards, des méthodes et une vision.
Nous avons donc positionné GPFI comme un partenaire de performance des actifs, capable d’intervenir sur l’ensemble du cycle d’exploitation.
Aujourd’hui, notre rôle dépasse la prestation : nous aidons les organisations à faire fonctionner leurs espaces.GPFI

En tant qu’actrice de la gestion immobilière en Côte d’Ivoire, quelle appréciation générale portez-vous sur le secteur ? Est-il en plein boom ou subit-il les effets de la crise économique ?

Le secteur est en croissance, mais surtout en mutation. L’immobilier et les installations deviennent des actifs stratégiques.
Les entreprises regardent désormais la performance d’exploitation, l’expérience utilisateur, les coûts et la durabilité. Ce changement crée une demande nouvelle : des acteurs capables de piloter, pas seulement d’exécuter. Nous passons d’un marché de travaux à un marché de gestion.

Quelles sont les problématiques auxquelles les administrateurs de biens immobiliers font face en Côte d’Ivoire ? Et comment y remédier ?

Le défi principal est la structuration. Beaucoup d’actifs existent, mais les modèles de gestion restent hétérogènes.
Cela se traduit par un manque de standards, une faible digitalisation, la difficulté à mesurer la performance, des enjeux de transparence et une gestion des charges mal maitrisée. La réponse n’est pas technologique uniquement, elle est organisationnelle. Le métier change.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut investir dans l’immobilier en Côte d’Ivoire, quels sont les écueils à éviter ?

Investir dans l’immobilier reste pertinent, mais il faut changer de logique. Un actif ne se valorise pas à la livraison. Il se valorise dans sa gestion.
Les investisseurs doivent intégrer très tôt : l’exploitation, la maintenance, la gouvernance, la gestion financière et l’expérience occupant.
L’erreur la plus fréquente est de penser «projet». Il faut penser «cycle de vie».

En termes de rentabilité, certains analystes penchent plus pour l’immobilier résidentiel qu’aux bureaux, êtes-vous de leurs avis ?

Ce débat est réducteur. La rentabilité dépend moins du type d’actif que de sa conception, de son positionnement et de sa gestion.
Un bureau bien exploité peut « surperformer ». Un résidentiel mal structuré peut sous-performer. Le futur appartient aux actifs bien gérés, pas simplement bien construits.

L’investissement dans le secteur de l’immobilier exige un capital financier important. Estimez-vous que les promoteurs immobiliers ivoiriens soient bien soutenus par les banques et autres établissements financiers ?

Le financement demeure un enjeu structurant pour le secteur immobilier. Les banques accompagnent les promoteurs, mais les exigences restent élevées. Cette prudence est légitime, toutefois elle peut freiner l’émergence de certains projets.
Le secteur gagnerait à voir se développer:
•Des mécanismes de financement intermédiaires,
•Des solutions adaptées à la phase d’exploitation des actifs,
•Des modèles locatifs plus structurés,
•Un renforcement de la confiance envers les opérateurs professionnels.
Si cette rigueur est compréhensible, elle limite néanmoins l’accessibilité au financement et, par conséquent, la dynamique de développement de l’écosystème immobilier africain.

La gestion des infrastructures et patrimoines immobiliers est un métier relativement nouveau, que GPFI Côte d’Ivoire s’attache à développer, quelles sont vos ambitions pour l’entreprise dans les prochaines années ?

Notre ambition est de nous positionner comme un acteur de référence, structurant et incontournable, reconnu pour sa capacité à concevoir des solutions et à incarner un modèle de gestion performante et transparente.
Cette ambition s’inscrit dans notre engagement à contribuer activement à la structuration du secteur, notamment à travers :
•L’élévation des standards,
•La formation des talents,
•L’intégration de la data dans la prise de décision,
•La professionnalisation des pratiques de gestion,
•L’accompagnement des grands patrimoines,
•Le développement de nouveaux services à forte valeur ajoutée.
GPFI-CI n’est pas seulement une entreprise de services. C’est un modèle.

Propos recueillis par A.C DIALLO – ©Magazine BUSINESS AFRICA

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